Adieu, ô résolutions 2015

04.01.16

En ce lundi 4 janvier. Jour de reprise pour beaucoup. De profonde déprime. De boites mail débordées. De cartables mal rangés. Comment ça tu ne sais pas où est ton cahier de textes. De jeans trop serrés, conséquence de trop de bûche au choco avalée. La boss est chiante. La pétasse du bureau à gauche trop bronzée, parait-il que Noël à Saint-Martin n’a jamais été aussi bien. Ton mec mal-rasé, rien compris, passé trop vite, joues qui piquent, yeux qui pleurent, réveil qui sonne. Ah. Réveil qui sonne. Violence. Disparaitre vite. Non-existence. Transparence. Sous le lit. Dans un mur. Entre deux portes. N’importe où. Pourvu qu’on vous laisse tranquille. Qu’on vous laisse tranquille.

Eh ben moi, ça va super. La vie en free-lance a ça de merveilleux. La liberté. L’ultra-disponibilité. Pas d’horaires. Pas de patron. Pas (vraiment) de (vraies) vacances. Et qui dit pas de vacances, dit pas de reprise. Eh. Voilà. S’il y a bien un jour dans l’année où je peux me la raconter. C’est aujourd’hui. Et le 1er septembre. Vous avez pour vous tous les autres jours de l’année.

Mais bien sûr. Je ne suis pas là pour vous parler des tourments de ma vie d’âme libre. Mais bien de la nouvelle année. Si vous me suivez depuis quelques temps, vous savez que. Je considère que. Tout est toujours bon pour prendre des bonnes résolutions, pour changer quelque chose, pour aller un peu plus vers une vie qui nous rend encore plus heureux.

Il y a trois semaines, je me suis donnée comme but de réaliser mes résolutions de 2015. C’est toujours dans l’urgence qu’on est le plus efficace, pas vrai ? Il me restait trois semaines pour réaliser les buts d’une année. Facile. Je me suis concentrée sur une en particulier, de résolution. Partager dans la vraie vie. Et en pratique, je l’ai traduit par une détox virtuelle. Un éloignement forcé et contrôlé des réseaux sociaux. Une remise en cause de mes habitudes, du temps que j’y passais, de ce que j’en récoltais. Et c’est bien quand on se sépare des choses qu’on se rend compte si elles nous importent vraiment. C’est la méthode dure. Si la vie avait un mode d’emploi, ce serait bien moins amusant.

Je me sens mieux loin de la vie virtuelle. J’ai envie que vous le fassiez aussi. Que vous dressiez votre bilan personnel. Est-ce que passer du temps à descendre des flux et à vous imprégner de la vie filtrée des gens vous rend heureux ? (Pardon, question orientée) (Ah). Sérieusement, ça fait du bien de faire un pas en arrière de temps en temps et de comprendre pourquoi nous faisons ce que nous faisons.

Dans mon temps libre retrouvé. J’ai beaucoup lu. Faut bien s’occuper. La littérature est souvent plus intéressante et riche que le statut Facebook de Paul qui dit qu’il est à New York pour le Nouvel An. (Oh là, affirmation orientée). J’ai beaucoup lu donc. J’ai une pile de livres « à lire » toujours sur mon bureau. Dans cette pile, il y a des livres qui ne restent que très peu de temps. Aussitôt achetés, aussitôt lus. Et d’autres qui dorment là des lustres. Ceux qui ne m’inspirent plus tant que ça finalement. Que je lirai plus tard. Et aussi ceux que je dois lire pour me faire une idée. Dans cette dernière catégorie, il y avait Le Secret de Rhonda Byrne. Vous en avez entendu parler, n’est-ce pas ?

Il restait là. Il dépassait de ma pile. Ca m’énervait. Avec sa couverture prétentieuse. Son résumé prétentieux. Et sa taille arrogante. C’est un livre qui en fait trop. Trop de couleurs. Trop de dessins. Un papier glacé trop épais. Une odeur de livre qu’on ne lit pas. C’est un livre qui a l’air tout droit sorti d’un mauvais film de chasse aux trésors. Genre Benjamin Gates en version téléfilm espagnol sur une chaine du câble. Vous pouvez voir à quoi il ressemble ici : http://www.amazon.fr/LE-SECRET-Rhonda-Byrne/dp/2892256755.

Ce livre est un pur produit marketing. Et je le sais. Il a changé la vie de milliers de gens, parait-il. Et énervé la conscience de beaucoup d’autres. Je devais me faire une idée de ce qu’il y avait dedans. Il était temps. De savoir enfin quel était ce Secret si bien gardé. Au risque de vous décevoir, je ne l’ai pas lu en entier. J’ai fait mon maximum. Je l’ai survolé. Et paradoxalement. J’ai décidé qu’il allait me faire passer une merveilleuse année 2016. Je vous dis pourquoi.

Je vous résume le livre en une phrase. Pas besoin de l’acheter. Economisez 25€. Non, ne me remerciez pas. (Mais vous pouvez me faire un cadeau si vous voulez) (Je laisse ça là). Je vous résume le livre en une phrase : Nous construisons notre vie sur les pensées que nous avons. Ta-da. Et voilà. Magique, non ? Plus précisément. Ce livre parle de la loi de l’attraction. A savoir. Que nous attirons à nous ce que nous avons en tête. Le pouvoir de la pensée positive et tout le tralala. Jusque là, rien de nouveau.

Mais là où j’ai trouvé cela intéressant. C’est sur la formulation de nos pensées. La manière dont nous pensons. Il y a toujours plusieurs manières de formuler un désir ou une envie. Je veux que cela m’arrive (la bonne chose). Je ne veux pas que cela m’arrive (le contraire, le drame). Exemple. Je veux être riche. Version positive. Je ne veux pas être pauvre. Version négative.

Et. Il arrive bien souvent. Que nous formulions la plupart de nos envies de façon négative. Ne sachant pas vraiment ce qu’on veut. Plutôt ce qu’on ne veut pas. On a plutôt tendance à penser des choses du genre. Je ne veux pas finir seule. Je ne veux pas finir pauvre. Je ne veux pas reproduire le schéma de mes parents. Je ne veux pas d’un travail qui ne m’épanouisse pas. Je ne veux pas d’un mec radin. Je ne veux pas que mes amies me trahissent. Etc. Etc. Etc. La liste est tellement longue.

Comme nous attirons ce que nous pensons. Si nous n’arrêtons pas de penser : « Je ne veux pas finir pauvre ». Pauvre. Pauvre. Le mot pauvre résonnant encore et encore dans notre esprit. Inévitablement, nous finirons pauvre. C’est la loi de l’attraction. Mais. Si nous changeons cette pensée en. « Je suis riche ». Je suis riche. Riche. Riche. (Attention, l’emploi du présent est très important. Parait-il). Alors nous attirerons les richesses à nous.

Le livre est plein de conneries généralistes. De loi de l’Univers. De croyances ancestrales détournées. Je ne suis pas super fan. Mais il m’a fait réaliser une chose. Je crois profondément que nous attirons ce que nous voulons. Pas par la force de l’Univers ou d’un Dieu. Mais par la force de notre inconscient. Nous nous poussons là où nous pensons. Remplacer les « j’ai peur que », « je ne veux pas que » par « je veux que », « j’ai envie que ».

Pour cette année 2016. Je vous souhaite de réussir à formuler toutes vos pensées dans leur version positive. De chercher ce que vous voulez vraiment au fond de vous. Ce qui vous fait vibrer. A l’intérieur. Et vous rend heureux. Cela ne suffit plus de savoir ce qu’on ne veut pas.

Pour cette année 2016. Je vous souhaite de construire votre propre loi de l’attraction. Vous avez un an pour ça. Et tout le reste de votre vie pour en profiter.

On pourra s’en reparler trois semaines avant 2017 si vous voulez.

Je vous embrasse bien fort

Camille

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