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Je ne vais pas vous dire combien de fois j’ai réécrit ce « about », hein. Ce serait contre-productif. A chaque fois que le temps a un peu passé, je ressens ce besoin de le mettre à jour par soucis de transparence et d’authenticité. Comme si j’allais être démasquée si je ne le faisais pas. Quand on sait que jamais personne ne lit deux fois le même « à propos » et quand on sait en plus que très peu d’entre nous les lisent en entier. D’ailleurs, sache que si tu es arrivé jusque-là, tu auras une place toute particulière dans mon cœur #poutoupoutou.

Je me dis donc que je pourrais raconter tout et n’importe quoi ici-bas. Bien que cette possibilité me titille, je suis trop bonne élève pour ne pas faire ce que la consigne dit. Camille, dans ton « A propos », tu dois raconter des trucs « A propos » de toi. Ok, allez j’y vais. Je vais être brève et intense, j’espère que tu me mettras une bonne note.

 

Donc me voilà. Camille, 28 ans, Paris. Enchantée de te rencontrer aussi.

J’écris. C’est rhétorique, tu es déjà en train de me lire. Mais j’écris aussi dans mon métier. Je suis philosophe de marque. J’écris des identités et des concepts de marque. Si tu as envie d’en savoir plus et je sais que c’est le cas : www.deepxbreath.com.

Mais je n’ai pas toujours été cette artiste en devenir librement torturée au passé ténébreux. Non. Moi j’étais une bonne élève scientifique. Et le pire, c’est que c’est vrai.

Enfant, j’ai eu tendance à suivre le chemin qu’on me traçait. Grande école. Stages à répétition. Expériences à l’étranger. CDI, congés payés, RTT. Routine annoncée. J’ai aussi, malheureusement mais heureusement, vécu ce qu’il fallait de drames familiaux pour avoir besoin de faire une thérapie. J’ai aussi, comme tout autre être de ma génération, eu le sentiment qu’on se foutait bien de ma gueule. Prince charmant, mariage, carrière ? Non, Tinder, divorce, chômage. Merci bien.

Donc. Petit à petit. Doucement, lentement, progressivement. J’ai remis en question tout ce qu’on m’imposait. Sans même m’en rendre compte. Jusqu’à tout plaquer. Là, je m’en suis rendue compte. En moins d’un mois. J’ai lâché mon job, mon mec et mon appart. (Façon de parler, j’habitais encore chez ma mère) (et j’avais pas de mec). Et je suis partie. En Inde, sac-à-dos, seule, deux mois. Je n’ai pas bien compris ce que je faisais. Ni pourquoi. Je n’ai pas bien compris ce qui m’est tombé dessus après ça. Ni pourquoi. Mais ce que j’ai compris, c’est que ça a changé ma vie. A tout jamais. Un vrai voyage initiatique. Une vraie quête de moi-même. Une renaissance.

En rentrant, j’ai compris qui j’étais. Le sens que je voulais donner à ma vie. Et je me suis donnée comme but ultime d’être heureuse. Par tous les moyens. Mon bonheur ne passait plus par les cases à cocher pour la société. Mais par ma liberté, mon moment présent, ma vocation. Faire ce que j’ai envie de faire. Tout le temps. Et c’est à ce moment que j’ai su. Ecrire.

Mais parce que j’ai quand même gardé un peu de qui j’étais avant ça. Il y a aussi un peu de mode dans moi. M’habiller a été mon premier moyen d’expression, une sorte de premier amour. Et on n’oublie jamais son premier amour, pas vrai ?

 

J’ai eu le sentiment de faire une crise de la cinquantaine à 25 ans. Et puis, je me suis rendue compte que c’était finalement symptomatique de ma génération. Je trouve ma génération passionnante (et pas seulement parce que j’en fais partie) (mais avouez que c’est déjà le meilleur argument qui soit) (je blague, oh). La génération Y. La génération du pourquoi. De l’individualité. Du bonheur. Et de la liberté. Une génération en pleine transition. Pleine de paradoxes. Et d’optimisme.

Alors j’ai envie de vous dresser le portrait de notre (mon) bonheur générationnel. J’en ai ras-le-bol de lire les mêmes choses partout. Je n’ai jamais eu accès à autant de contenu et pourtant on ne me raconte plus rien. On m’incite à cliquer, on m’incite à acheter, on se sert de mon temps. Oh.

J’ai envie qu’on revienne à des vraies choses. Des vrais sentiments, des vrais ressentis, une absence de mise en scène. Pas de surenchère, pas d’égo, pas de prise de tête. Pas de compétition ni de concurrence. Juste la vie qu’on vit. En vrai. Vous et moi. Enfin surtout moi, pour l’instant.

 

Vous pouvez bien sûr me suivre sur tous les réseaux sociaux, foutue génération connectée. Et m’envoyer des petits mots doux. Sachez que je rêve d’ouvrir un courrier des lecteurs. Soyez le premier, vous en serez remercié.

 

Je vous embrasse bien fort,

Camille

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